Tu sais ce que c'est Toi la solitude ? Tu sais ce que c'est ? La solitude, celle du hasard, Tu sais bien la solitude, celle dans laquelle on se noie à petit geu, comme une drogue dans le sang, celle qui vous arrache au néant et qu'on ose appeler la vie, celle qui fait qu'on doit bien couper le cordon, la solitude de l'orphelin qu'on trimballe de foyer en foyer et qui sait plus son nom, celle de celui qu'on appelle gosse de riches et qui passe ses nuits entières à mouiller ses draps parce qu'il a oublié si ses parents étaient morts ou en voyages, celle de Poil de Carotte qui se prend des cailloux à chaque récréation, celle de celle qui, une fois donné l'Infini, se retrouve seule le ventre vide, celle des deux amoureux qui ne le sont plus, celle de ceux que le parents s'échangent de week-end en week-end sur une place de parking, celle du père qui marie sa fille, celle de ceux qui voient leur vie perdue à trop avoir voulu la gagner, et celle de celui à qui on a volé le toi pour lui offrir la rue. Tu la connais Toi ?
Non, Toi Tu fais semblant, non, Toi T'écoutes, plein de Ta foutue sagesse, les pauvres gens comme moi qui, épris d'on ne sait quelle nostalgie, Te parlent encore. La solitude c'est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baise toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant. Qui a demandé a avoir faim ? Qui a demandé à hurler à l'agonie de jour en jour un peu plus comme un poisson le ventre en l'air ? Personne. Voilà donc un don du ciel ! Tu sais, Toi qui fais construire des églises, des mosquées, des temples... Tu sais, Toi la perfection, Toi le Bien Incarné, Tu pourrais réfléchir parfois. De toute façon Tu comprends rien, T'es nul, j'en ai marre de Te parler tous les jours, Tu T'en fous, pauvre égoïste. Après tant d'années à Te parler du matin au soir, Tu sais toujours pas aligner trois mots. Fais attention ! Un jour je ne serais plus là et Toi Tu seras tout seul. Faudra pas pleurer parce que sans moi T'es rien Tu sais. Je le jure, un jour je partirai, et quand je partirai, Tu verras la solitude.




Mr. Damien Saez
.

# Posté le dimanche 16 août 2009 09:17





Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique si tu peux mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis "Mon ange"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi

Ne me regarde pas ainsi, toi ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma s½ur d'élection
Quand même tu serais une embuche dressée
Et le commencement de ma perdition
Quand même tu serais une embuche dressée
Et le commencement de ma perdition

Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître
Mais l'enfant épanchant son immense douleur
Cria soudain "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme géant, cet abîme est mon c½ur"

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde
Et que la lassitude amène le repos
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraicheur des tombeaux

Descendez, descendez, lamentables victimes
Descendez le chemin de l'enfer éternel
Plongez au plus profond du gouffre où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais un rayon frêle n'éclaira vos cavernes
Par les fentes des murs, des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux

C'est votre destin, à vous désormais
De trier l'infini que vous portez en manteau

"Hippolyte, cher c½ur, que dis tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte, ô ma s½ur ! Tourne donc ton visage
Toi, mon âme et mon c½ur, mon tout et ma moitié

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin"







# Posté le mardi 14 juillet 2009 11:01

___J'ai aimé être sur ton nuage. J'aime aimé être amoureuse. J'ai aimé le jeu de séduction, et tout ce qui va avec. Et tu le sais. Maintenant que je suis sortie de ta bulle, j'arrive - toujours avec du mal - a mettre des mots sur les émotions. Je ne vais pas vous décrire la chose indescriptible qu'est l'Amour, vous en avez tous déjà eu un apercu - aussi bref qu'il soit. Non, la descente est beaucoup pus intéressante. Quelqu'un comme vous et moi, qui aime la vie, préfèrerait mourir pour ne plus avoir à sentir la douleur. Cette douleur que l'ont sent monter et grandir chaque jour. L'impression d'être réduit au néant, de ne plus être quelqu'un. Attendre. Se dire que tous le monde passe par là. Etre entourée plus que jamais et se sentir définitivement seule, au milieu d'un long tunnel noir duquel on ne verrait jamais le bout. C'est tellement classique. Un simple regard de compassion vous fait vomir : Je n'ai pas besoin de vous et de votre pitié, je m'en sortirais seule, et si ça prend du temps, ce sera toujours mieux que d'etre harcelée par votre hypocrisie pas crédible ! Rien ne va. Peut-être même cherchez -vous un refuge dans quelque chose de nouveau ? L'addiction vous le fera sûrement regretter, mais peu importe, pendant ces quelques heures, vous irez bien. N'importe quoi de l'être aimé vous redonne un espoir. La possibilité de retourner dans ses bras, d'entendre sa voix, de voir ses yeux, de l'embrasser ? Vous foncez, évidemment. Malgré tout les avertissements. Non, je ne me laisserais pas avoir une deuxième fois, pour qui m'avez-vous pris ? La naïveté prend place et, biensur qu'il a changé ! biensur qu'il ne vous refera pas souffrir ! il vous aime, sinon il ne serait pas revenu. Biensur. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Vous rayonnez de bonheur. Et vous retombez d'encore plus haut. C'est un cercle sans fin, soyez réalistes, les utopies ne sont jamais réelles. Vous allez mal et ne faites rien pour aller bien. Tout le monde s'inquiète mais pour vous tout ce qui compte, c'est Lui. N'essayez même pas de me dire : Ne t'en fais pas, il y en a d'autres. NON ! Je ne veux pas d'un autre. Non je ne suis pas courageuse. Et dégage avant que je te crache ma haine à la gueule. Il n'y a rien a faire, rien à dire. On ne peut rien faire contre l'amour. La tristesse dévore votre regard comme l'acide rongerait un bout de plastique. Vous passez votre temps à penser à Lui. Vous le voulez. Vous l'aimez d'un amour rempli de haine. Le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte*. Plus rien ne vous ramène ce sourire d'avant, et vous courrez vers votre refuge. Vous êtes fausse, à longueur de temps. Tout le monde a compris. Personne ne dit rien. Vous forcez le Temps, pour faciliter l'oubli. Il ne vous aide en rien, vous perdez confiance en tout. Vous attendez que la Douleur s'efface au fur et à mesure, et plus vous y pensez, pire c'est. Ne vous compliquez pas la tâche, vous perdez votre temps, vos forces. Attendre. Il n'y a que ca à faire. Mais vous prendrez conscience de tout ça qu'après avoir tellement creusé pour trouver le fond et finir par vous y installer. Vous vous reveillerez un matin en sachant qu'il est parti. Vous serez heureuse, le direz a tout le monde. Mais ne vous réjouissez pas trop... Un Amour véritable ne meurt jamais.

# Posté le samedi 16 mai 2009 10:22

Modifié le samedi 16 mai 2009 13:32





L'autre retire ses billets, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire ca que ça, attendre. Cesser d'attendre voudrait dire que c'est fini.
Vous attendez en vain qu'elle relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le cours de la partie.
Mais vous avez perdu.
Moi, j'ai perdu.
Non, je suis perdu.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 18:21

Look who's come back home again
Loser looking for his lucky break
This time he says he just needs a friend
Ain't on the run he ain't on the take

Can you unlock this door babe
Will you just undo the chain
Will you take yr time before you
Mix up love, his love and pain

Loneliness lays down his head
Wants to get you high, better take it now
A man like that's like an unmade bed
Stained eyes searching for another way out

Do you really even want this
Maybe you just don't care
All I know it takes just one kiss, babe
For you - he's never there

Hey I know it's kinda hard
And maybe this time it will never end
Hit and run lover back in yr heart
All those answered prayers that you never have sent

Cuz now that yr in his arms babe
You know yr just in his way
Suckered by his fatal charm, oh girl
It's time we get away

Unmade Bed, Sonic Youth.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 24 avril 2009 14:27